Un météore dans le ciel alpin. La traînée lumineuse marque l’entrée d’un fragment interplanétaire dans l’atmosphère (illustration).Trois noms pour trois moments : météoroïde dans l’espace, météore dans l’atmosphère, météorite au sol.Les réservoirs des météorites : ceinture d’astéroïdes, impacts, entrée atmosphérique.
2. Formation du système solaire
Vision d’artiste du disque protoplanétaire (illustration).
3. Classification des météorites
Chondrite carbonée Allende (Mexique, 1969) en coupe : les sphérules sont des chondres ; les inclusions blanches irrégulières, riches en calcium et aluminium (CAI), comptent parmi les plus anciens solides du système solaire.Muonionalusta, météorite ferreuse sciée et attaquée à l’acide : les figures de Widmanstätten, signature d’un refroidissement très lent.Pallasite en coupe : cristaux d’olivine enchâssés dans le réseau métallique fer-nickel.
4. Structure et composition
Trois destins de la même matière primitive, en coupe : la fraction rocheuse domine (chondrite), ou le métal (fer à figures de Widmanstätten), ou leur mélange étroit (pallasite).Chondres au microscope, sur tranche : les sphérules silicatées millimétriques se détachent de la matrice plus fine qui les enveloppe.Principe de la datation radiométrique appliquée aux météorites.
5. La chute des météorites
Flux quotidien de matière extraterrestre et zones de découverte privilégiées.Anatomie d’un bolide, de l’entrée atmosphérique à la chute éventuelle de météorites.Meteor Crater (Arizona), le cratère d’impact le mieux préservé au monde.
6. La collecte des météorites
Déserts chauds, déserts froids : les deux grands terrains de prospection.L’équipement du chercheur de météorites, du désert chaud au désert froid (illustration).
7. L’étude scientifique des météorites
La cosmochimie : composition, isotopes et techniques d’analyse des météorites.Du laboratoire à l’espace : analyse d’un échantillon et prélèvement in situ sur un astéroïde.L’apport d’eau et de molécules organiques par les corps primitifs sur la Terre archéenne.
8. Météorites martiennes et lunaires
Deux visiteuses rares en tranche : roche basaltique martienne (à gauche), brèche lunaire des hautes terres, Gadamis 004 (à droite). Leur identification repose sur les critères décrits dans ce chapitre.
9. Les météorites célèbres
Allende (Mexique, 1969), chondrite carbonée riche en inclusions réfractaires : la plus étudiée des météorites.Hoba (Namibie) : environ 60 tonnes, la plus grande météorite connue, laissée sur son lieu de découverte.Murchison (Australie, 1969), chondrite carbonée : la référence de la chimie prébiotique.Ensisheim (Alsace, 1492) : la plus ancienne chute observée d’Europe dont la pierre soit conservée.Prospection dans la forêt boréale, aux confins suédo-finlandais : le terrain des Muonionalusta.La traînée du superbolide de Tcheliabinsk, photographiée à 200 km de distance, une minute après l’explosion du 15 février 2013.Fragment SM39 de Sutter’s Mill (2,5 g), trouvé par Mike Miller : chaque pierre de la campagne de recherche de 2012 porte son numéro d’inventaire.Croûte de fusion d’un individu de Noktat Addagmar (591 g) : la peau sombre et mate que le désert rend discrète.Tranche de Peekskill, chondrite ordinaire (H), en vitrine de muséeLa voiture heurtée par la chute de Peekskill (1992), ici exposée au Muséum de Paris.
10. Le marché des météorites
Une bourse aux météorites : spécimens étiquetés, lampes et loupes, l’examen avant la transaction (illustration).Grande masse de Gibeon aux regmaglyptes profonds (National Maritime Museum, Londres)Fragment de Campo del Cielo (2,1 g) retenu par un aimant : le test magnétique des ferreuses, à la portée de tous.Tranche gravée d’Aletai (Chine) : les figures de Widmanstätten à l’échelle du muséeIndividu de Nantan (Chine) gagné par l’oxydation : le destin des fers restés longtemps au sol, et un classique abordable du marché.Tranche de Muonionalusta montée en pendentif : les figures de Widmanstätten portées en bijou.Météorite de Sikhote-Alin (1947), saisi par empilement de 54 mises au point : chaque regmaglypte au net.Pallasite brute, altérée en surface : l’olivine affleure dans la matrice métallique oxydée.Grande tranche d’Imilac rétroéclairée (Natural History Museum, Londres).Tranche polie d’Esquel à contre-jour : l’olivine gemme dans le métal, référence de beauté du marché.Seymchan en bijouterie : tranche métallique sertie en pendentif.Un chondre en macro sur une tranche de NWA 869 (L3-6), la chondrite la plus répandue du marché.Météorite de Tcheliabinsk : croûte de fusion fraîche et fenêtre ouverte sur l’intérieur.Météorite de Gao-Guenie (Burkina Faso, 1960) : la face arrière du vol.Verres d’impact de deux champs de dispersion : moldavite (impact du Ries, ~15 Ma) et bédiasite (Amérique du Nord, ~35 Ma).Indochinite percée, « pierre sacrée » : le verre né d’un impact devenu objet de vénération (exposition Météorites, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris).
11. Protéger les météorites
Une galerie des météorites : vitrines, grands spécimens et médiation visuelle (illustration).
12. Épilogue : Symbolique et culture des météorites
La pluie de feu sur la cité antique : le ciel comme théâtre du présage (illustration).Pluie d’étoiles sur Nuremberg, 1522, dans la tradition des chroniques de prodiges du XVIe siècle (illustration).Évocation des Léonides de 1833 dans le style des planches du XIXe siècle (illustration).La météorite portée : tranche de fer météoritique montée en bijou contemporain.