Après s’être formé dans des environnements profonds et extrêmes, le diamant demeure longtemps invisible. Sa présence à la surface de la Terre résulte d’événements géologiques rares, rapides et localisés, non d’un processus continu.
Le premier Livre a envisagé le diamant comme un fait cosmique et géologique, indépendant de toute intervention humaine. Le second s’intéresse à la manière dont cette matière profonde devient une ressource située, inscrite dans certains territoires et absente de la plupart des autres.
Ce deuxième livre cherche donc à comprendre où se trouvent les diamants exploitables, et pourquoi ils se concentrent dans certaines régions du globe.
L’analyse reste d’abord géologique et géographique. Les enjeux économiques et politiques y apparaissent comme des conséquences de cette répartition inégale, non comme ses causes premières. Le diamant est ici considéré comme une ressource naturelle particulière, dont la rareté et la localisation orientent les dynamiques humaines qui l’entourent.
Ce Livre marque ainsi une transition. Le diamant entre dans l’espace humain. Pas encore comme objet de parure, de valeur ou de désir : il s’y présente d’abord comme une ressource cachée.
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